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    L’AVENIR DE LA FORMATION ENTRE RÉFORME ET NUMÉRISATION

    Les deux tiers des étudiants exerceront des professions qui n’existent pas encore. Comment former les futures générations dans un contexte aussi mouvant ? Quel est le rôle du responsable formation ? Comment marier digital et apprentissage ? 97 étudiants de l’IGS-RH ont mené l’enquête auprès de responsables formation et de salariés durant sept mois. Voici les conclusions de leurs recherches, présentées mardi 10 mai lors de la Nuit des RH. Le thème cette année : « Entre réforme et numérisation, les futurs de la formation.

    Concurrence des pays émergents, robotisation, enjeux énergétiques et fluctuations des marchés financiers ont un impact fort sur la compétitivité des entreprises, mais aussi sur l’employabilité des individus. En France, la réforme de la formation professionnelle a justement pour objectif de rendre l’individu acteur de sa carrière. Mais qu’en est-il réellement ? Comment a été accueillie cette réforme présentée comme un levier de compétitivité pour l’entreprise et un axe de progression des salariés ? Les résultats de l’enquête menée par les étudiants de l’IGS-RH montrent que même si le CPF est connu par 93% des interrogés, seule la moitié d’entre eux ont ouvert un compte sur le site dédié (Moncompteformation.fr) et 4% l’ont utilisé. De même, 46% ont effectué l’entretien professionnel dans les délais. Cependant, beaucoup continuent de le confondre avec l’entretien annuel et 30% pensent qu’il existait avant la réforme.

    Formation et digital : un coût d’entrée élevé

    Sur le volet numérique, initialement perçu comme bouleversement majeur dans l’entreprise, les conclusions laissent apparaitre que les besoins en digital dépendent de la taille, du budget et de la culture de l’entreprise. Malgré son coût d’entrée élevé, le numérique est intéressant car il permet, à long terme, une réelle baisse des coûts de la formation. S’il est encore très peu mis en place en entreprise, l’association numérique/présentiel assurerait l’acquisition de compétences sur le long terme, le numérique apportant les prérequis en amont quand le présentiel mettrait en application cette théorie. Enfin, l’utilisation du e-Learning pourrait être intéressante pour consolider les compétences acquises en présentiel. Les RH ont donc intérêt à accompagner les salariés vers le digital, tout en maintenant un équilibre entre les différents modes d’apprentissage.

    La fonction « formation » est-elle menacée ?

    Si le responsable formation n’est que trop peu perçu par l’entreprise comme un acteur majeur de la stratégie, il a un rôle majeur, même si certains éprouvent une crainte vis-à-vis de la pérennité de la fonction. L’étude montre qu’il existe un niveau d’engagement élevé de la part des responsables formations, même si il est doublé d’un sentiment d’insécurité professionnelle lié au fait que la formation n’est pas toujours intégrée à la stratégie de l’entreprise ainsi qu’à la crainte face de ne pas être assez outillé pour affronter les nouveaux défis de la formation.

    A titre de recommandations, l’enquête suggère de recenser en interne les ressources et besoins en compétences des professionnels de la formation en matière de digital.  De même, il s’agit d’intégrer la fonction « formation » à la stratégie d’entreprise. Enfin, les RH doivent accompagner le changement numérique en communiquant davantage en interne, en collaboration avec les managers de proximité.

     

    Frédérique Guénot

     

    Andrew

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